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Les Barbares

Jacques Abeille

 Les Barbares

Ce roman, publié aux éditions Attila, vient prendre place dans le « Cycle des Contrées », juste après " Les jardins statuaires ".
Voir l'article déjà publié sur ce dernier dans la catégorie " Archives ". De même, dans cette même catégorie " Sélection adulte ", l'article qui concerne " La Barbarie ", troisième volet de ce Cycle des Contrées.

Dans " Les jardins statuaires ", plus nous approchions de la fin, plus la présence des Barbares, aux confins des jardins, orientait le récit.

Ici, nous entrons non pas dans le temps de la conquête elle-même, mais dans celui qui la suit, dans une sorte de vide laissé par celle-ci (« Un matin, les Barbares furent là ») et leur établissement se fait « dans un mutisme et une indifférence pleine de morgue.»
Le récit reprend alors.
Un professeur, linguiste qui seul connaît la langue des Barbares et qui a traduit le livre du voyageur, récit des Jardins statuaires, est enlevé par quelques Barbares conduits par le Prince, personnage énigmatique, fou désireux de retrouver le voyageur du pays des jardins.
Le voyage, alors, se fait à rebours, une exploration à l’envers vers le pays des jardiniers, entraînant le lecteur dans mille et une aventures…
Mais pourquoi ce prince, ce " barbare ", éprouve-t-il le besoin de ce retour vers les jardins, vers cette civilisation ?

Des thèmes de la première partie se retrouvent, se reprennent, se complètent, prennent un sens différent :
la rencontre sous toutes ses formes : l’hospitalité, l’amitié, le compagnonnage, la rencontre amoureuse,
le bonheur inexplicable, le lien avec la beauté,
le rêve, la place des femmes, l’énigme qu’elles représentent.

On retrouve la fascination que les Barbares exerçaient sur le voyageur, ici sur le professeur qui, d’un premier sentiment de violence, passe à la surprise, la curiosité et l’amitié.
Qui sont-ils, ces Barbares ? Quelle relation y a t-il entre eux et le monde des jardins ?

Et toujours, la langue de Jacques Abeille cadence le récit, donne le rythme des découvertes et nous donne à voir, presque au sens littéral, les contrées traversées…

Les cartes de Pauline Berneron et les illustrations de Schuiten complètent le plaisir…