J’apprends l’hébreu

Denis Lachaud

J’apprends l’hébreu

Frédéric, adolescent écorché par les mots, leurs nuances multiples et leur interchangeabilité entre langues, perd peu à peu la compréhension des phrases dites…
Il vit, au gré des déménagements de ses parents, successivement en Allemagne, France, Norvège et Israël. Il compare, se souvient de ce qu’il a perdu en passant d’une langue à une autre : une construction, un rythme, des nuances, une singularité…
La question qui est torture pour lui : " Comment s’y retrouver dans le monde, quand il suffit d’ajouter trois lettres pour que la vie devienne la mort ? ".
Peu à peu, seuls les enregistrements qu’il effectue sur un magnétophone, lui permettent de conserver une relation avec ses proches. En Israël, il découvre l’hébreu, les rapports entretenus avec l’idée de " territoire ". S’agirait-il de cela, trouver la langue de son propre territoire, en se séparant de sa famille, en s’ouvrant au hasard de la rencontre ? " La somme des gens qui passent devant moi dans la rue contient la somme des réponses dont j’ai besoin pour vivre ".
On retrouve bien des thèmes déjà abordés dans « J’apprends l’allemand », la difficulté du passage de l’adolescence à l’âge adulte, le rapport aux mots, aux autres, et ce personnage de l’adolescent, très vivant, très présent, et qui questionne ses proches, mais aussi le lecteur.

Chez Actes Sud.