L'homme qui parlait la langue des serpents

Andrus Kivirähk

L'homme qui parlait la langue des serpents

Une histoire débridée où l'auteur donne libre court à son imagination: on y croise des femmes qui se bercent d'illusion dans les bras des ours, des louves élevées en batterie pour leur lait, des vipères royales ultimes dépositaires de cette langue commune avec les hommes, ultimes représentantes d'une culture du respect à l'égard du singulier dans le vivant mais impitoyables lorsqu'elles décèlent la violence. Beaucoup d'humour, mais un humour qui tourne à la farce puis à la tragédie. C'est aussi une charge féroce contre les croyances, toutes les croyances, les religieuses, les identitaires...tout ce que l'humain peut trimballer d'irrationnel !

Bref un livre inclassable, récit d'apprentissage, passablement loufoque, mais aussi livre d'aventures, pamphlet féroce, où les intégrismes de quelque bord qu'ils soient se retrouvent à égalité dans leur recours à la violence. Pour lecteur acceptant de perdre ses repères !

Le Tripode