Il se passe quelque chose

Jérôme Ferrari

Il se passe quelque chose

SÉLECTION FESTIVAL DES LITTÉRATURES EUROPÉENNES COGNAC
Ces chroniques – fort heureusement rassemblées dans cet ouvrage pour qui n’a pu avoir accès à leur publication hebdomadaire dans le journal La Croix (janvier-juillet 2016) – nous offrent une vision à la fois politique et philosophique – voire métaphysique - de l’écrivain sur « la marche du monde », et singulièrement sur les dangereuses postures de la classe politique française. Un fil les relie, comme il nous le précise dans sa préface : « Un certain usage du langage, plus exactement la façon dont les mots perdent tout contact avec la réalité (…) ; une déconnexion qui est peut-être le symptôme le plus inquiétant qui se propage dans le monde entier ». Soutenu par une écriture impressionnante de rigueur et au style lumineux, Jérôme Ferrari nous éclaire – nous éblouit ! II sait enfoncer le clou avec justesse et précision, il sait nous offrir, pour traiter la diversité des sujets choisis, sa pensée d’une grande finesse et son intelligence.
Citant Hannah Arendt, il pousse le lecteur à prendre ses mots en forme de conclusion, voire d’avertissement : « Le sujet idéal de la domination totalitaire n’est ni le nazi convaincu ni le communiste convaincu, mais les gens pour qui la distinction entre fait et fiction (c’est-à-dire la réalité de l’expérience) et la distinction entre vrai et faux (c’est-à-dire les normes de la pensée) n’existent plus ».

Chez Flammarion