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Je suis en vie et tu ne m’entends pas

Daniel Arsand

Je suis en vie et tu ne m’entends pas

« Je salue la mémoire de ces déportés pour homosexualité qui témoignèrent de leur expérience concentrationnaire. Plus aucun d’eux n’est parmi nous. Il n’y aura bientôt plus de témoins oculaires de ces temps de peste, et les temps de peste sont sur le point de revenir. Nous devons combattre leurs artisans et les foules bercées de haine. Combattre est une règle de vie.»
Écrire, témoigner, comme un combat : il y a l’écriture tout d’abord, qui frappe de plein fouet, sans détour, pleine de reliefs, violente et douce, sensuelle et réfléchie. L’écriture comme une urgence, une nécessité absolue.
Et l’histoire, celle de Klaus, homosexuel allemand enfermé quatre années à Buchenwald, marqué du sceau de l’infamie par l’étoile rose, une vie, terrible, au bord de la folie et de l’inhumanité et pourtant avec le fol espoir de la survie à tout prix… A la libération, la fuite vers la France entraîné par l’espoir d’un autre, vivre avec cette mémoire-là ou plutôt réapprendre à vivre, comme une convalescence marquée par d’innombrables rechutes… Jusqu’au début des années 90 où une autre peste apparait, le sida, jusqu’à aujourd’hui où l’oubli de ce passé pourrait sembler une solution…
Penser à 'Matin Brun'… Le phénomène de l’exclusion insupportable en soi et toujours contaminateur !

Chez Actes Sud