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Et ne reste que des cendres

Oya BAYDAR

Et ne reste que des cendres

Ülkü Öztürk, journaliste dans un grand quotidien français et réfugiée politique ayant fui Istanbul et la Turquie, est la narratrice principale de ce roman fleuve. Elle déroule ses souvenirs de militante communiste révolutionnaire sans les dissocier de ses souvenirs personnels de femme amoureuse, d'épouse ou de mère. Régulièrement la parole passe à d'autres acteurs de la Turquie des années 70, principalement le diplomate aux affaires étrangères Arin Murat, et Ömer Ulaş, haut responsable du parti communiste turc. Souvent, la narration devient dialogue, qui devient débat, réflexion mélancolique ou lucide sur les errements, les lâchetés. Ainsi, on passe en permanence du passé au présent, du ton de la confidence d'un drame personnel intime à l'évocation des grandes idées utopistes. On se retrouve aussi bien sur la place rouge de Moscou que dans un bar triste de Dantzig. On suit de loin en loin la guerre amoureuse des marguerites contre les mimosas, le tout parsemé de la poésie de Nâzim Hikmet : « si je ne brûle pas, si tu ne brûles pas, si nous ne brûlons pas, comment les ténèbres deviendront-elles clarté ? »
Oya Baydar livre bien plus qu'un grand morceau de l'histoire et du présent de la Turquie, on peut y lire aussi une critique générale du communisme afin de retrouver les utopies sous les cendres.

Chez Phébus

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